Devenir photographe : passage (presque) obligé par une formation

Pour devenir photographe, une formation est conseillée. // © Alain Beulé
Pour devenir photographe, une formation est conseillée. // © Alain Beulé
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Si vous êtes tenté(e) par le métier de photographe, il vaut mieux être doté(e) d’un sens de l’esthétique certain et animé(e) par une motivation à toute épreuve. Et surtout, accéder à une formation qui vous permettra d’acquérir les techniques et de construire votre réseau professionnel.

Gauthier, 22 ans, positionne un gobelet devant une affiche blanche avant de saisir son appareil photo d’un geste expert. L’étudiant joue avec les contrastes, les ombres. La compréhension de la lumière, c’est la base de son futur métier de photographe. Ce matin-là, ils sont un petit groupe à apprendre l’éclairage pour la photo de studio, à l’école Spéos (Photographic Institute), à Paris. Cet établissement privé propose des cursus en un ou deux ans, sanctionnés par un diplôme certifié de niveau I (bac+5). Pour travailler dans ce secteur compétitif, il vaut mieux être doté(e) d’un sens de l’esthétique certain et animé(e) par une motivation à toute épreuve.

Maîtriser l’image, l’informatique et les outils du numérique

Industrie, publicité, édition… les débouchés sont variés. Les étudiants découvrent en général à l’école quelle voie les intéressent. La formation dispensée dans cette école réputée est professionnalisante, comme en témoigne l’exercice de ce matin-là.
« Si l’on travaille sur des catalogues de vente, il faut faire ressortir sur un fond blanc les frigos, les micros ondes, les yaourts, les voitures blanches… », explique le directeur de l’école Spéos, Pierre-Yves Mahé. Peu d’enseignements théoriques sont proposés au sein de l’établissement qui met le paquet sur la pratique. « Michael Schumacher ne calcule pas la force centrifuge dans les virages. Chez nous, c’est pareil », reprend le directeur.

S’il est possible de devenir photographe en apprenant le métier « sur le tas », la nécessité de passer par une formation pour acquérir les techniques et s’insérer dans le milieu en développant son réseau fait l’unanimité auprès des professionnels. Outre l’image, les photographes doivent maîtriser l’informatique et les outils du numérique. « Aujourd’hui, un photographe doit diffuser ses photos sur internet et être capable d’envoyer des clichés de qualités. Il suffit de faire une mauvaise retouche pour massacrer une photo », reprend Pierre-Yves Mahé. Un constat partagé par David Ferrière, qui possède son propre studio photo à Rennes et qui n’a jamais cessé de se former depuis ses début dans le métier, il y a douze ans. « La maîtrise technique nous permet de nous libérer de cette contrainte pour nous concentrer sur l’aspect créatif« .

Pour perdurer dans le métier, il ne suffit pas de faire preuve de créativité et de technicité. « Un photographe doit surtout avoir l’esprit entrepreneurial, être capable d’aller chercher des commandes« , estime Pierre-Yves Mahé. La plupart de ces professionnels travaillent étant des indépendants et apprennent à jongler avec l’aspect commercial de leur activité. « Il faut être capable de maîtriser sa communication, tenir une comptabilité », insiste Laurent Belet, de la FFPMI (Fédération française de la photographie et des métiers de l’image).

Lire aussi : Comment je suis devenu photographe de mode

Les débouchés ne manquent pas

Contrairement aux idées reçues, les débouchés ne manquent pas. « Tous nos étudiants trouvent du travail en sortant de l’école, dans des domaines différents. Ils deviennent photographes de mode, photo-reporter, photographe de studio, photographe d’architecture… « , explique Dominique Beccaria, la directrice de l’école de Condé. L’établissement propose un bachelor de photographie et images animées à Paris, Lyon et Nancy.

Sachez aussi qu’il existe des formations par alternance, comme celle proposée par le campus des métiers et de l’entreprise (93) de Bobigny. « L’avantage, c’est la gratuité. De plus, les jeunes sont rémunérés à un certain pourcentage du SMIC en fonction de leur âge, explique Cyril Gardin, formateur au CFA de Bobigny. Beaucoup sont embauchés par leur ancien maître d’apprentissage à l’issue de la formation ou travaillent en free-lance pour leur ancien employeur. D’autres créent leurs propres entreprises. »

Autre conseil : travaillez votre anglais, si vous optez pour ce métier. « Même l’AFP et Reuters proposent la description de leurs images exclusivement en anglais. Aujourd’hui, quand on veut vendre une photo, on ne peut plus viser seulement le marché français », explique le directeur de l’école Spéos, Pierre-Yves Mahé. L’établissement, qui fête ses 35 ans en janvier prochain et dont les étudiants viennent du monde entier, a toujours proposé des cursus en anglais. Doté d’un campus à Londres, l’établissement a formé 4.000 professionnels répartis dans 50 pays.

Où vous former au métier de photographe ?

Après le bac, vous pouvez optez pour le BTS (brevet de technicien supérieur) photographie. Parmi la dizaine d’établissements qui proposent la formation, citons trois lycées : Auguste-Renoir à Paris, Jean-Rostand à Roubaix (59) et André-Malraux à Biarritz (64).
Parmi les écoles réputées du secteur : L’ENSP (École nationale supérieure de la photographie), d’Arles (13), et l’ENS Louis-Lumière, de Saint-Denis (93). Elles proposent un diplôme conférant le grade de master.
L’ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs) à Paris, comme un certain nombre d’ESA (écoles supérieures d’art), dispose également d’une section dédiée à la photographie. L’école de l’image Gobelins, propose un bachelor photographie et vidéo en trois ans (titre de niveau II).

 

Le lien :  https://www.letudiant.fr/etudes/ecole-art/devenir-photographe-le-passage-par-une-formation-est-devenu-quasi-obligatoire.html

Via@L’Etudiant / Mersiha Nezic / Publié le 

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